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Premier Film Parlant

Wednesday, 10 June 2020

Généralités (trouvées à droite et à gauche). 6 octobre 1927. Le cinéma a à peine trente ans. C'est l'art le plus jeune et, de très loin, le plus populaire. C'est aussi un art à l'esthétique quasi parfaite, comme le prouvent aussi bien les comédies burlesques de Buster Keaton (la Croisière du Navigator) que les comédies dramatiques de Chaplin ( le Kid, 1921; les Lumières de la ville, 1931), les folies baroques d'Erich von Stroheim ( Folies de femmes, 1922), les films sociaux de King Vidor ( la Foule, 1928) et le plus beau des films pastoraux, L'Aurore (Murnau, 1927). À Hollywood bien sûr mais aussi à Moscou, où, à la suite de la révolution soviétique s'est développée une industrie importante dominée par la figure imposante du cinéaste Sergueï M. Eisenstein ( le Cuirassé Potemkine, 1925). Un cinéma mêlant propagande et avant-garde prend son essor. C'est un art universel dont le langage est compréhensible dans tous les pays. Nombre de stars ne vont pas survivre au passage au parlant. Gloria Swanson, Buster Keaton, Louise Brooks sont, parmi beaucoup d'autres, les victimes de ce bouleversement.

6 octobre 1927 : Premier film parlant

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Mais cette conciliation est un mensonge, un escamotage, un déni. Le véritable sujet du film, c'est l'impossible, car on ne peut être en même temps: - chanteur de jazz et cantor de synagogue, - dans le sacré et dans le profane, - sous la loi du père / dans l'amour de la mère. Avec la voix, une impossibilité supplémentaire est introduite. Comme celle de la musique moderne dans la vie courante (le jazz), cette insertion brise tout un passé. De même que Jakie ne peut incarner la coïncidence d'identités multiples que le temps d'un film, la voix et l'image sont irréconciliables. Le film, chantant pour un quart environ, est muet pour les trois autres quarts. Au moment du kol nidré (le début de la cérémonie du Kippour), Al Jolson est remplacé par un véritable cantor qui chante en play-back - un procédé qui, jusqu'à aujourd'hui, fait l'aveu que le corps et la voix ne peuvent pas coïncider. Le cinéma parlant ne résoudra jamais cette tension. Résumé (Wikipedia complété et modifié): Le Chanteur de Jazz qui donne son titre au film est un Juif appelé Jakie Rabinovitz qui chante aussi bien que son père, le hazan (chantre) de la synagogue.

Tout d'abord avec le procédé de sur-cadrage dans les scènes d'intérieur (dont on connaît le fameux cadrage typique d'Ozu, à hauteur du tatami). Les personnages assis sont souvent cadrés à l'intérieur d'un autre cadre, constitué par les portes coulissantes ou des accessoires au premier plan (draps, meubles). Cette spatialisation dans le plan « défait » en quelque sorte l'émotion première qui pourrait nous assaillir. Mais elle crée surtout une sorte de « mise en scène du quotidien », de ces petits drames que nous connaissons trop et qui participe d'un rituel pour le rituel, peu à peu vidé de son sens, mais essentiel au rite de la vie. Dans la scène dramatique clé du film, lorsque la mère reproche au fils d'avoir failli à sa promesse, à son devoir, et d'avoir bafoué le sacrifice maternel, le fils est désarçonné. Nous entendons alors les pleurs de l'épouse mais hors champ, pendant un long moment. Ce hors champ écarte le mélo au premier degré. Au lieu de nous dire « l'épouse bouleversée pleure à chaude larmes », il nous dit plutôt « voici l'épouse qui se met à pleurer », sous-entendant « mais quel est exactement l'objet de ces larmes?

Cette version cinématographique de la pièce de Samson Raphaelson est le premier long métrage parlant avec un total de 281 mots prononcés. Il est communément considéré comme le premier film parlant, plusieurs scènes chantées et un monologue étant insérés au milieu des scènes muettes (qui restent cependant les plus nombreuses). Mais c'est un film sonore. La Warner Bros avait expérimenté l'année d'avant avec succès le procédé Vitaphone pour un court métrage, Une scène dans la plantation (avec déjà Al Jolson) et surtout pour le film sonore de long métrage Don Juan. Le Chanteur de jazz est une nouvelle étape dans le développement du film parlant car son succès mondial est dû au sujet dramatique et pourtant familier qu'il traite. Il montre aussi le lien qui existe entre Broadway et Hollywood pendant plusieurs décennies, dans le genre du film musical. Al Jolson chante cinq chansons et entonne quelques thèmes religieux. Pour le reste, le film ressortit encore du style des films muets, et c'est pour cela que l'histoire y est encore racontée à l'aide d'intertitres.

Premier film parlante

"Le chanteur de jazz", premier film parlant, est sorti en le 6 octobre 1927. Les prémices d'un basculement fondateur pour le septième art. 281 mots au total. 281 mots au cours des 90 minutes du film Le chanteur de jazz d'Alan Crosland. D'abord une réplique culte de l'acteur Al Jolson à un public ravi. Et puis un bref dialogue, dans lequel Al Jolson s'adresse à sa mère et se met à chanter, accompagné de notes de piano. 281 mots pour l'histoire, lors de la sortie du long-métrage le 6 octobre 1927. L'arrivée du parlant dans le cinéma, art jusqu'alors muet. Sonore et parlant. Historiquement, il faut tout de même préciser qu'Al Jolson avait déjà poussé la voix lors d'un précédent court-métrage de dix minutes, quelques mois plus tôt. Ainsi dans Une scène de la plantation, il lâchait déjà une réplique. Avant Le chanteur de jazz, il y eut même un premier film sonore, Don Juan (1926), du même réalisateur américain. Mais le procédé technique du Vitaphone - qui permet l'arrivée du parlant - servait ici seulement l'accompagnement musical, pour un long-métrage où la parole humaine des personnages était absente.

Dix ans plus tard, le fils est installé à Tokyo. Sa mère lui rend visite pour la première fois. Avec surprise elle découvre la modeste vie qu'il mène avec sa petite famille, qu'il fait vivre tant bien que mal avec son maigre salaire de professeur d'école. Désappointée par cette pauvreté, elle constate avec effroi le peu d'ambition d'un fils pour qui elle a tout sacrifié. Dès les images élégiaques qui ouvrent le film, le contexte social et l'aspect tragique du récit sont mis à l'écart. Ce qui intéresse le cinéaste, c'est le mécanisme de relation qui lie la mère et le fils. Mécanisme qui prend la forme de ce pacte: le sacrifice maternel contre la réussite du fils. A partir de ce paradigme social classique, Ozu désamorce la tension dramatique pour se concentrer sur l'autre histoire, celle qui se tisse autour du drame, dans l'imperceptible, là où se noue le lien véritable entre la mère et le fils. Observateur subtil du microcosme familial, il questionne le conflit générationnel en en peignant les mille et une facettes.

Comme dans une portée musicale, à la manière d'une ponctuation, chaque séquence s'ouvre et se ferme sur un plan fixe d'objet: une lampe, des bouts de cotons, une rue, l'herbe d'un champ, une porte. La caméra s'attarde sur ces objets pour les écouter, eux qui étaient là avant le drame de cette histoire et qui resteront après. Dans ces plans figure la mesure du temps, clé du drame. L'ellipse temporelle est toujours figurée par une nature morte. C'est le temps qui éloigne nos deux personnages, et qui crée leur querelle. Mais c'est aussi le temps qui les réconcilie par le biais de la contingence et qui finit par avoir raison de leurs erreurs. Le récit du drame familial disparaît alors progressivement. Reste cette invitation à la promenade dans les champs. Le Fils unique, Yasujiro Ozu, avec Choko Iida, Shin'ichi Himori, Masao Hayama, Japon, 1h27.

La fin d'un cycle. Avec Le chanteur de jazz, la société Warner et Alan Crosland frappent un grand coup. Désormais on peut aller au cinéma et entendre parler. Le géant de la production le fait savoir et n'hésite pas à mettre en avant son procédé du Vitaphone pour attirer le public en salles. Un nouveau monde artistique s'ouvre, alors qu'un autre s'effondre sans le savoir encore. En effet, le cinéma muet ne se relèvera pas du succès en salles du Chanteur de jazz, projeté pour la première fois le 6 octobre 1927 devant 1. 300 personnes. Dans sa disparition, le cinéma muet entraîne aussi certaines stars avec lui, comme Buster Keaton, Douglas Fairbanks (sur lequel The Artist avait basé son histoire) ou encore Mary Pickford. Tous avaient connu les glorieuses années du septième art cantonné au silence. Désormais, ce ne sont plus avec eux que les studios écriront l'histoire du cinéma.

PARLANT (CINÉMA) - repères chronologiques - Encyclopædia Universalis

Chaque fois, les personnages traversent le terrain de champs qui sépare la maison du fils de la ville. Ces déplacements sont l'occasion de conversations entre la mère et le fils. La première lorsque la mère découvre que son fils vit modestement; la seconde lorsqu'elle lui fait part de sa déception; et la troisième lorsque le fils rentre chez lui avec sa petite famille après avoir accompagné sa mère à la gare. Ces trois « promenades » qui suivent ou précèdent l'action principale, constituent pourtant les moments clé qui font avancer le récit et les personnages. C'est dans ces menues conversations que le vrai drame prend forme, se noue, et se dénoue. L'histoire là où on ne l'attend pas. Ces trajets, ces voyages, sont comme des ponts dans le récit, où l'on peut regarder le drame de loin, dans une perspective inédite, où l'on prend la mesure des choses et le temps de respirer. Une tentative de mettre à l'écart poliment et avec grâce la tragédie des personnages. La particularité du film est en effet d'aborder ce sujet social hautement sérieux avec une légèreté imperceptible, et de faire surgir la clé du drame familial dans un dispositif de mise en scène de « légèreté ».

L'histoire retrace l'agitation qu'à suscitée le succès du Chanteur de Jazz à travers une maison de production qui décide de tourner son prochain film selon ce nouveau procédé. Il montre aussi le lien qui existe entre Broadway et Hollywood pendant plusieurs décennies, dans le genre du film musical. En 2011, plus de 80 ans plus tard, c'est un film muet et en noir et blanc, The Artist, racontant cette révolution du parlant, qui va remporter un succès international. Ce film français, réalisé par Michel Hazanavicius, remporte plus de cent récompenses partout dans le monde, dont un Oscar pourJean Dujardin, interprète du rôle principal (et premier acteur français à remporter la célèbre statuette).

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Synonyme de trouver une solution, 2020